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Brèves : Baisse des prix: HUILE EN FÛT à 900cfa - RIZ BRISE ORDINAIRE à 260cfa - SUCRE à 575cfa         
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ROUND UP

ROUND UP

 

APS / SENEGAL-ELEVAGE-HIVERNAGE Les acteurs de la filière lait s’engagent à mener une bonne collecte

Dakar, 16 août (APS) Le gouvernement, les acteurs de l’industrie laitière et les producteurs de lait se sont engagés, vendredi, à mener une bonne campagne de collecte du lait pendant la période de l’hivernage afin de hisser cette filière au rang des filières compétitives et utiles pour un Sénégal émergent.

’’Nous allons mettre en place une structure qui prendra en charge le suivi de la coordination régulière des différentes réunions tenues sur le lait local et essayer ainsi d’aller de l’avant. D’ici 45 jours, nous devrions avoir des résultats permettant de dire que nous n’allons pas verser de lait cette année’’, a indiqué Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage.

Elle s’exprimait lors d’une réunion sur la valorisation du lait local, organisée au ministère de Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel, par les acteurs de l’industrie des produits laitiers et les producteurs de lait.

"Cette campagne doit être une opportunité de mettre en relation d’affaires gagnant-gagnant afin de trouver un débouchée pour le lait local et de faire 75 % d’économie cette année’’, a dit Aminata Mbengue Ndiaye.

Selon elle, le surplus de production laitière pendant l’hivernage peut être d’une grade utilité dans la campagne nationale relative à la lutte contre la malnutrition avec comme effets positifs la valorisation du lait local, l’augmentation du dispositif alimentaire, tout en aidant à éviter tout déversement de lait.

Le ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel, Alioune Sarr a réaffirmé la volonté du gouvernement de mener un vaste programme d’unités de transformation des produits agricoles dont les produits laitiers qui permettront d’améliorer la valeur ajoutée du pays.

"L’élevage est la deuxième activité du secteur agricole après l’agriculture et contribue à 35 % du PIB du secteur primaire et 4,8% du PIB total. La production laitière nationale reste cependant très faible. Elle est estimée en 2011 à 324 millions de litres et ne peut répondre aux besoins nationaux en produits laitiers’’, a-t-il précisé.

Malgré un cheptel bovin et ovin appréciable, la demande en lait et en produits laitiers n’est couverte qu’à hauteur de 30% par l’offre nationale, a-t-il dit, soulignant que le Sénégal reste le premier pays importateur de lait dans la zone UEMOA, suivi de la Côte d’Ivoire.

Les producteurs de l’industrie des produits laitiers et les producteurs de lait ont plaidé en faveur du développement de la chaîne des valeurs qui relie les producteurs aux consommateurs.

Ils estiment que toute réforme devra, pour être efficace, intégrer la restructuration des chaînes d’approvisionnement et inciter les acteurs à assurer une offre adéquate tant du point de vue du volume que de la qualité.

SDI/OID/ASG

SENEGAL-ALIMENTATION Un officiel relève l’impact des carences en vitamines sur le PIB

Dakar, 13 août (APS) - Les carences en vitamines et en minéraux font annuellement perdre au Sénégal 1,3% de son Produit intérieur brut (PIB), a révélé, mardi à Dakar, le directeur du Commerce intérieur (DCI), Ousmane Mbaye.

"Il est établi que le Sénégal perd 1,3% du Produit intérieur brut (PIB) du fait des carences en vitamines et en minéraux, contribuant ainsi à une forte dégradation des indicateurs socio-économiques", a-t-il déclaré à l’ouverture d’une journée d’orientation sur le contrôle qualité des produits enrichis.

Selon Ousmane Mbaye, cette situation montre à quel point il est nécessaire de renforcer les interventions publiques dans le domaine de la lutte contre les carences en vitamines et minéraux.

"Au Sénégal, les carences les plus répandues sont les carences en vitamines A, B9, en fer et en iode, lesquelles carences sont associées à des conséquences négatives sur le potentiel humain et économique", a expliqué le directeur du Commerce intérieur.

Il a cité une étude menée en 2010-2011 par le Laboratoire de nutrition de l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar dont les résultats révèlent que "47,9% des femmes et 66,1% des enfants 12 à 59 mois souffrent d’anémie due à la carence en fer tandis que la carence en vitamine A continue de toucher 1,9% des femmes et 17,1% des enfants".

Après l’exemple réussi d’enrichissement du sel en iode qui a réduit considérablement les troubles dus à la carence en iode au Sénégal, l’enrichissement en fer, acide folique (vitamine B9) et en vitamine A est devenu une réalité pour respectivement la farine de blé tendre et les huiles comestibles choisis comme vecteurs, a fait valoir M. Mbaye.

"Le choix de la stratégie d’enrichissement des aliments en micronutriments n’est guère fortuit. Il procède d’une réelle volonté politique d’apporter une réponse efficace, durable et à moindre coût aux carences en micronutriments qui continuent d’affecter la population, surtout les couches vulnérables que sont les femmes et les enfants", a-t-il expliqué.

Au cours de cette manifestation, la Cellule de lutte contre la malnutrition a remis à la Direction du Commerce intérieur un lot de matériel de contrôle qualité pour une valeur de 17 millions de francs CFA.

Il est notamment composé de 13.500 testeurs d’iode, 30 kits de contrôle qualitatifs (WYD checkers).

BHC/BK

21 aout 2013 /REWMI : Révélation de Alioune Sarr, ministre du Commerce « Le Sénégal va bientôt s’attaquer au marché américain à travers une stratégie Agoa »

En visite hier au siège du Mouvement des entreprises du Sénégal (Mdes), Alioune Sarr, ministre du Commerce, a révélé que le gouvernement va mettre en place une stratégie Agoa (African Growth and Opportunity Act ) pour s’attaquer au marché américain. Pour donner un nouvel élan à l’entreprise sénégalaise, Alioune Sarr a annoncé la mise en place des contrats de filières. Cela, en partant des cinq grappes de croissance retenues comme étant porteuses de croissance au Sénégal. L’objectif étant d’avoir un tissu de Pme suffisamment fort dans ces grappes. Le ministre s’est dit prêt, avec le secteur privé, à porter le message d’une affectation d’une certaine quantité de la commande publique aux Pme/Pmi. Mais, à condition que ces Pme/Pmi s’engagent sur la pérennité, la qualité et également le respect des critères publics. L’Etat, dit-il, est là pour accompagner les entreprises. Le ministre a salué les performances de certaines Pme/Pmi sénégalaises qui ont réussi à faire plus de 500 milliards FCfa d’exportations au niveau de l’Uemoa et de la Cedeao. Alioune Sarr a annoncé un travail d’indentification de ces entreprises pour leur apporter le service dont elles ont besoin pour être plus performantes. Il a exprimé la volonté du gouvernement de mettre en place des produits financiers innovants, capables d’accompagner les Pme/Pmi au regard des objectifs fixés, même sur la chaîne de valeur. « Nous allons trouver des lignes de financements qui vont accompagner une grappe d’entreprises », confie-t-il. Les instructions du Président Macky Sall, dit-il, sont de faire en sorte que l’entreprise sénégalaise soit au cœur de l’économie nationale. « Un Etat a besoin d’un tissu industriel fort pour pouvoir disposer de recettes fiscales, créer des emplois et se positionner sur les marchés régional et international », indique Alioune Sarr.

21 Août 2013 / REWMI.COM : ALIOUNE SARR, MINISTRE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE « Nous allons mettre à la disposition des Pme/Pmi des produits financiers innovants »

Le ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel s’est dit sensible aux préoccupations du Mouvement des entreprises du Sénégal (Mdes). Alioune Sarr a ainsi annoncé la mise en place prochaine de financements innovants pour accompagner les Pme et Pmi.

Pour booster les entreprises sénégalaises, l’Etat mise sur sa capacité d’innovation. Objectif : améliorer l’efficacité du système bancaire et financier, pour le bénéfice des Pme et Pmi. « Nous voulons arriver à mettre en place des financements innovants sur la chaîne de valeur et l’allègement des couts d’accès au financement pour accompagner les Pme et Pmi », a annoncé le ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel, Alioune Sarr, qui, dans le cadre de ses rencontres avec le secteur privé national, était hier au siège du Mouvement des entreprises du Sénégal (Mdes). Sarr assure que les pouvoirs publics envisagent d’explorer des pistes de réflexion susceptibles de corriger le mode de financement du secteur privé, véritable goulot d’étranglement des Pme et Pmi. Une façon de dire que sont bien prises en compte, les préoccupations du président du Meds, Mbagnick Diop, qui a pointé ce frein à l’émergence d’un privé national fort (voir par ailleurs). « Nous avons la responsabilité de promouvoir l’industrie sénégalaise et faire en sorte que le commerce puisse être cette activité transversale, qui porte l’industrie du secteur agricole, ou encore de la pêche, a indiqué Alioune Sarr. Il sera question de prendre en charge les secteurs porteurs de croissance, mais aussi avoir un tissu suffisamment dense dans ces secteurs qui puissent participer à la compétition sur le marché sous-régional et le marché international aux fins de relancer l’entreprise sénégalaise au cœur de l’économie. »

Le ministre du Commerce a promis de mettre à la disposition « des entreprises ou grappes d’entreprises des lignes de financement adaptés » à leurs besoins. Car, il se dit convaincu que l’accélération de la croissance économique requiert, en complément à la mise en œuvre de réformes politiques de qualité, un réel accroissement des investissements productifs. « Une quantité de la commande publique sera affecté aux Pme et Pmi », a-t-il assuré, non sans dire qu’il est prêt à porter le plaidoyer au plus haut sommet de l’Etat. Mais, ce clin d’œil au privé ne sera pas sans contrepartie. Les entreprises bénéficiaires devront s’engager à satisfaire aux normes de qualité qu’impose la commande publique.

La rencontre avec les membres du Mdes était l’occasion pour le ministre du Commerce d’annoncer l’installation des guichets de l’entreprise dans les collectivités locales pilotes et la mise en place dans chaque région, au niveau des chambres de commerce, d’une cellule qui va réunir l’ensemble du secteur informel, l’Adpme, la direction des Pme. Dans la foulée, Alioune Sarr a informé de la tenue de la journée de l’Industrie, entre le 28 septembre et le 02 octobre. « Cette journée servira de cadre de réflexion afin de trouver les voies et moyens pour permettre aux entreprises en très grande difficulté de sortir la tête de l’eau », a-t-il précisé au cours de sa visite de travail. Il a indiqué que les difficultés de chaque filière, le textile, la pêche ou encore l’agroalimentaire, seront diagnostiquées et tous les moyens seront mobilisés pour trouver des solutions de sortie de crise.

M. BA

21 Août 2013/TRADE FM / Rencontre Alioune Sarr-CNP : Le ministre du commerce annonce une journée de concertation sur l’industrie avant fin août

Une journée de concertation sur l’industrie se tiendra à Dakar avant la fin du mois d’août. L’annonce a été faite hier par le ministre du commerce qui rencontrait le Conseil National du Patronat dans le cadre d’une visite de travail. Selon Alioune Sarr, cette journée servira de cadre de réflexion pour trouver les voies et moyens d’aider les entreprises sénégalaises à sortir des difficultés et à se positionner au Sénégal et dans la région. Le ministre a, par ailleurs, annoncé la création dans chaque région d’une unité de transformation agro-industrielle.

Anna Louise SARR

ICTSD / Passerelles s’entretient avec Alioune Sarr, Ministre sénégalais du commerce, de l’industrie et du secteur informel

L’OMC s’achemine vers la 9ème conférence ministérielle en décembre prochain à Bali. On ne sent pas encore une grande préparation au niveau des capitales africaines. Est- ce à dire que les pays africains, les PMA en particulier, dont le Sénégal, n’attendent plus rien de l’OMC ?

Vous savez que depuis plusieurs années, nous négocions le Programme de Doha pour le développement (PDD). Plusieurs conférences ministérielles se sont déroulées sans donner vraiment les résultats escomptés. Cela impact forcément sur l’engouement qu’avait suscité le PDD. Les PMA portaient un grand espoir à ce programme de travail, continuent à garder espoir mais sont de plus en plus lucides par rapport aux attentes. Nous espérons que les choses vont s’améliorer à Bali en décembre. Nous serons moteurs des concertations avec nos différents partenaires dans ces négociations pour essayer d’obtenir des résultats favorables aux Pays les Moins Avancés (PMA). Naturellement les pays de l’UEMOA, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et plus généralement d’Afrique sont les premiers partenaires, ensuite les autres PMA avec qui nous partageons le même groupe et les mêmes préoccupations. Nous allons aussi discuter avec nos partenaires en interne, la société civile et le secteur privé pour que les positions de négociations soient le plus conformes à nos objectifs de développement.

Les PMA se battent depuis plusieurs années pour obtenir un « paquet développement ». Qu’est ce que le Sénégal compte faire pour que cette demande soit prise en compte à Bali ?

Effectivement, le « paquet développement » est le plus grand souhait des PMA. Les PMA et les pays en développement ne peuvent pas attendre les mêmes choses que les pays développés. Autant, ces derniers travaillent pour une plus grande ouverture des frontières, autant, nous autres devrons travailler pour un meilleur accès aux marchés des pays du Nord et pour la fin des subventions aux producteurs de coton.

Aussi, nous allons nous engager pleinement pour obtenir des avancées sur la mise en œuvre de l’ensemble des décisions sur l’accès aux marchés en franchise de droits (DFQF) prise lors de la Conférence ministérielle d’Hong Kong en 2005 ; l’amélioration et le renforcement des mesures sur le traitement spécial et différencié (TSD), le renforcement des mesures d’assistance technique, et bien sûr le dossier coton.

-   Pendant que l’OMC est dans l’impasse, le centre d’intérêt des Etats ouest africains s’est déplacé vers les APE. L’Afrique de l’Ouest a augmenté son offre d’accès au marché à 75 pourcent pour arriver à un compromis avec l’UE. Des analyses effectuées par le Sénégal ont montré qu’un tel taux aurait des impacts négatifs sur l’économie du Sénégal. Comment conciliez-vous ces contraintes ?

Nous sommes toujours en négociation et aucune position n’a encore été arrêtée. Lors du Comité Ministériel de Suivi (CMS) de Praia, Cape Vert les Commissions de la CEDEAO et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont fait la proposition de porter le taux d’ouverture de 70 à 75 pourcent. Nous, ministres, avons donné instruction pour que les offres puissent faire l’objet d’analyses par pays afin de mesurer l’impact d’une telle offre sur leurs économies. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que nous sommes dans une dynamique d’intégration et que la région doit garder sa cohésion, pour s’intégrer correctement au commerce mondial. L’offre d’accès au marché doit dès lors être un élément de consensus, favorisant l’intégration régionale et porteuse de développement. Il ne doit nullement être question de fragiliser nos économies et nos industries locales.

Ce qu’il faut cependant déplorer, c’est la non flexibilité de l’UE qui campe toujours sur une ouverture à 80 pourcent avec une période transitoire de 15 ans, et cela, d’autant plus que, nous l’avons dit et rappelé à plusieurs occasions, les exigences de l’OMC en son article 24 ne seront pas transgressées même si nous arrivons à une moyenne pondérée autour de 75 pourcent. Si, en tant que région, malgré toutes les alertes sur un taux d’ouverture élevé, nous faisons des efforts, notre partenaire doit aussi en faire autant sur les autres aspects de la négociation. Par exemple sur la question du PAPED (Programe de développement sur les APE), les divergences portent sur les ressources additionnelles. Aussi sur des besoins évalués par l’Afrique de l’ouest à 15 milliards d’euros, l’UE soutient qu’elle ne peut mobiliser que 6.5 milliards. Nous estimons qu’il est important de mobiliser des ressources financières suffisantes pour accompagner les secteurs productifs de nos Etats afin d’assurer leur compétitivité et leur capacité à faire face à la concurrence des produits européens. Il est donc impératif de trouver ces financements additionnels. Nous travaillons pour atteindre un équilibre entre les engagements pris sur l’offre d’accès aux marchés de la sous région et le financement approprié du PAPED.

-Si l’Afrique de l’Ouest et l’UE n’obtiennent pas un compromis sur les divergences restantes, la non conclusion de l’APE pourrait avoir de grandes conséquences sur l’intégration en Afrique de l’Ouest. Quelles alternatives envisagez-vous pour éviter une telle éventualité ?

Nous espérons que nous arriverons à un accord régional, global et porteur de développement, avec un volet développement bien identifié et pris en charge. Mais, une intégration requiert aussi la mise en place des règles communes dans le domaine juridique, commercial, économique, industriel, politique, monétaire et social. C’est pourquoi, nous encourageons les commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA à continuer le travail sur la cohérence des politiques communes au niveau de l’espace. Chacun de nous a intérêt à ce que l’on arrive à un accord régional y compris l’UE. Un APE avec tous les pays de la CEDEAO incluant la Mauritanie est une priorité pour tous. Mais, cela doit préserver les intérêts des pays de la sous région.

-La CEDEAO a adopté un tarif extérieur commun (TEC), avec un tarif maximum de 35 pourcent ainsi que des mesures de défense commerciale. Mais un pays comme le Sénégal ne pourrait pas appliquer le TEC automatiquement à cause de son tarif consolidé à l’OMC. Comment envisagez-vous résoudre ce problème ?

Tout d’abord il faut mentionner que la compatibilité avec l’OMC du nouveau TEC de la CEDEAO est prise très au sérieux. Nous sommes en train d’étudier les différentes possibilités pour faire face à cette incohérence supposée. Il faut en particulier prendre en compte que dans la liste d’engagement du Sénégal à l’OMC, l’ensemble des produits agricoles ont été notifiés à 30 pourcent de droits plus 150 pourcent d’autres droits, soit à un niveau largement supérieur au 35 pourcent du nouveau TEC.

Par ailleurs, vous savez que le Sénégal n’est pas seul dans cette situation, d’autres pays de la région sont aussi concernés par cette nécessité de s’ajuster. Nous avons pris la décision au niveau de la CEDEAO de mettre en place un TEC qui, nous le pensons, permettra de construire une réelle industrie sous régionale et une agriculture solide, conforme à l’ECOWAP.

Pour revenir à la question de cohérence, nous travaillerons avec les deux commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA et l’ensemble des Etats Membres pour trouver les solutions adéquates et porteuses de développement pour notre région.

-Le marché ouest africain reçoit plus de la moitié des exportations du Sénégal. Qu’est ce qui explique cette orientation de l’économie sénégalaise ?

La balance commerciale du Sénégal est excédentaire dans ses échanges avec la sous région. Au niveau de la CEDEAO nous sommes autour de 150 milliards de Francs CFA. Nous avons la conviction que commercer avec nos voisins est beaucoup plus facile que de le faire avec le reste du monde. La libre circulation des personnes et des biens qui est devenue une réalité dans la CEDEAO, malgré certaines difficultés qui ne tarderont pas à être levées et permettre ainsi à nos pays d’échanger bien plus. Si nous prenons le cas de l’oignon : nous produisons au Sénégal, à peu près 240 000 tonnes et il arrive un moment de l’année, où nos producteurs rencontrent des difficultés pour commercialiser cette production alors que la région importe près de 400 000 tonnes. C’est pour cette raison, que nous avons décidé de prospecter la région et de voir quels sont les besoins pour les satisfaire. Certaines structures de mon département comme l’agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX) et l’agence de régulation des marchés (ARM), ont conduit une mission de prospection dans la sous région, pour identifier les besoins et accompagner les producteurs sénégalais à aller à la conquête de ces marchés des pays limitrophes.

-M. le Ministre vouz venez justement de participer au quatrième examen global de l’aide pour le commerce à Genève où il a été question de compétitivité et d’insertion dans les chaines de valeurs, quel est votre sentiment ?

Nous avons échangé sur un certain nombre de points, il y a des progrès mais les défis demeurent. Si nous prenons le cas du Sénégal - (c’est la même chose pour la plus part des PMA) - la balance commerciale est déficitaire à hauteur de 1405 milliards de Francs CFA. Nous devons la réduire et, à terme, l’équilibrer. Cela passera par une forte production intérieure et une transformation de cette production. C’est ce qui permettra de créer de la valeur localement et s’insérer dans les chaînes de valeurs globales en utilisant nos avantages comparatifs. C’est pourquoi, nous avons exposé à nos partenaires notre compréhension de l’aide pour le commerce et de son rôle dans la valorisation de nos potentialités. D’abord, il faudrait augmenter la cadence dans la mise en œuvre du Cadre Intégré Renforcé (CIR). Par exemple, au Sénégal, nous avons une production de mangue très importante, 100 milles tonnes par an mais, nous n’en n’exportons qu’une infime partie, seulement 8 500 tonnes. Pour pallier cela, nous travaillons sur un projet intégré pour cette filière et le soumettrons bientôt au CIR. Nous pensons que l’aide pour le commerce devrait pouvoir intervenir dans des projets de cette nature surtout dans des infrastructures de connexion.

-Le Sénégal a mis en place un système de régulation des importations sur certains produits comme l’oignon et intervient aussi fortement sur les prix du riz importé. Quels sont les résultats obtenus par de telles décisions ?

Les prix des denrées de premières nécessités ne cessaient d’augmenter depuis la crise alimentaire de 2007 et les populations étaient donc très éprouvées par cette situation. Il fallait donc prendre des mesures. C’est dans le cadre de cette politique que les impôts sur les salaires sont baissés, certains impôts sur les soins médicaux ont été supprimés. Nous avons aussi pris des mesures de baisse des prix à la consommation des denrées de base. Nous travaillons dans le moyen et long terme à réduire les importations par une production locale suffisante afin d’augmenter les revenus des ménages, en même temps qu’on baissera les prix des denrées de première nécessité. Pour l’oignon, le Sénégal a fait un bond qualitatif et quantitatif, passant d’une production de 40 milles tonne à 240 milles en 15 ans, avec une meilleure qualité. Nous avons décidé de réguler les importations dans ce secteur pour ne pas déstructurer le marché. Pour le riz en baissant le prix de 40 Francs CFA sur le kilogramme, nous faisons économiser 40 milliards de Francs CFA aux ménages. Pour le sucre, notre volonté est d’arriver à une autosuffisance d’ici 3 ans, de même pour le riz. Ce produit est le plus consommé au Sénégal, 1 million de tonnes par an, l’objectif du Sénégal est d’arriver à 1, 8 million de tonnes en 2018. Et nous comptons vendre le reste dans la sous région.

La politique de redéploiement industriel initiée par les nouvelles autorités du Sénégal met la priorité sur la transformation de nos produits locaux pour les substituer aux importations afin de réduire le déficit de notre balance commerciale tout en créant de la valeur ajoutée à l’exportation. Tout cela bien entendu dans une parfaite cohérence avec le projet d’intégration régional dans lequel le Sénégal est fortement engagé.

20 août 2013 / QUOTIDIEN : Union douanière ouest-africaine : Les points qui seront débattus à Dakar

Le Sénégal s’apprête à accueillir un sommet extraordinaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Les derniers points de divergence y seront discutés avant la mise en œuvre du Tarif extérieur commun régional (Tec).

Dans la perspective de la mise en œuvre le 1er janvier 2014 du Tarif extérieur commun (Tec) de la Cedeao, le Sénégal accueille en octobre prochain une réunion extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Com¬munauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). La rencontre marque une étape cruciale dans l’adoption d’un Tarif extérieur commun (Tec) par les Etats mem¬bres, dernier acte de l’union douanière en chantier. Et c’est pour mieux préparer cet événement que le Comité national sénégalais des négociations commerciales internationales (Cnnci) a convié des acteurs pour réfléchir aux propositions qui seront faites par le Sénégal. « Des progrès importants ont été enregistrés en vue de l’adoption du Tec, mais des préoccupations ont été soulevées au plus haut niveau lors du sommet d’Abuja, portant notamment sur la classification de certains produits et sur le Prélèvement communautaire d’intégration (Pci) à affecter aux organisations d’intégration régionales », a indiqué hier Alioune Sarr, le ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel.

La rencontre de Dakar va permettre de discuter d’un certain nombre de produits qui posent encore problème. C’est le cas des médicaments, du sucre ou du riz. Selon l’expert Magued Sèye, le Nigeria souhaiterait classer les médicaments dans la 5e bande tarifaire, qui impose les taxes les plus lourdes. Mais le pays n’inspire pas confiance à ses pairs. « Certains pays ont dit que c’est un risque sanitaire. Imposer une taxation aussi élevée empêcherait à d’autres pays de bénéficier de médicaments de qualité venant d’autres partenaires, pour se retourner vers des médicaments qui ne présentent aucune garantie sanitaire », rapporte l’expert. Pire, explique le Colonel Guidado Sow, directeur de la Réglementation et des Opérations internationales des douanes sénégalaises, « ce pays a reconnu que 70% de son industrie pharmaceutique fabriquaient du faux ». Mais tout comme les médicaments, les divergences portent aussi sur le système de tarification du sucre.

Une fois le marché commun ouest-africain mis en place, les Africains devront faire face aux pays de l’Union européenne. Les négociations, pour les Accords de partenariat économique (Ape), se poursuivent en effet et devront porter sur l’offre d’accès au marché que les Européens veulent imposer à 80% soit 5 points de plus que ne sont décidés à accepter les Africains. « L’Afrique de l’Ouest va vers une offre d’accès à 75% mais surtout, cette offre doit être rigoureusement reliée à un programme d’accompagnement que nous avons estimé à 9 milliards d’euros », ex¬plique Alioune Sarr. Sur ce Program¬me des Ape pour le développement (Paped), le ministre du Commerce souligne qu’il permettra de mettre à niveau les entreprises et de leur permettre de rivaliser avec les industries occidentales. « Nos négociateurs doivent garder à l’esprit que la réciprocité et la libéralisation des échanges entraîneront des coûts d’ajustement significatifs pour l’Afrique de l’Ouest, y compris les pertes de recettes ». Ce que confirme le Colonel Sow de la douane, qui souligne que « les pertes de recette sont inévitables parce que la moitié des produits d’importation vient de l’Europe ». Mais une montée en puissance de la Direction générale des impôts et domaines, combinée à un bon calendrier de mise en œuvre permettrait d’en réduire les conséquences, selon lui.

Mame Woury Thioub

 

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 19 juillet 2017 | LETTRE DE POLITIQUE SECTORIELLE DE DÉVELOPPEMENT (LPSD) : Les acteurs non étatiques invités à la Planification du secteur commerce, PME, produits locaux
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