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SANTÉ ET SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS

Les laboratoires à l’avant-garde pour un contrôle des germes pathogènes résistants du fait de l’utilisation abusive d’antibiotiques

11 janvier 2018

 

“Identifier un laboratoire de référence pour coordonner les activités de la résistance aux antimicrobiens (RAM) dans le secteur agroalimentaire ; équipement des laboratoires agroalimentaires en matériel, réactifs et consommables nécessaire ; assurer la veille normative et règlementaire ; réviser les textes règlementaires anciens et obsolètes ....

.Telles ont été, entre autres, des recommandations, à l’issue de l’atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités des acteurs de la chaine alimentaire sur la RAM, en fin d’année 2017.

La résistance aux antimicrobiens intervient lorsque des bactéries, des virus, des parasites et des champignons développent une résistance aux médicaments qui avaient été auparavant utilisés pour les traiter. La raison l’utilisation intensive d’antibiotiques pour la croissance animale et la prévention d’infections sans oublier le secteur environnemental avec les résidus d’agents antibactériens déversés au niveau de nos sols.

Dans le cadre de l’appui de la FAO et sous l’égide du Ministère du Commerce, de la Consommation, du Secteur Informel et des Petites et Moyennes Entreprises, deux ateliers de formation à l’antibiogramme et de sensibilisation sur la (RAM) ont été organisés, en fin d’année 2017 à Dakar.

La présence de ces pathogènes résistants dans l’alimentation locale, importée et exportée, peut avoir des conséquences néfastes sur la santé des consommateurs et sur les exportations du Sénégal. « La résistance aux antimicrobiens est une problématique plus que complexe en raison de l’absence de frontières définies », a relevé le Directeur de Cabinet du Ministère Augustin FAYE, au nom du ministre Alioune SARR.

Il a également cité le rapport sur la RAM, publié en 2014 par Jim O’Neill, Secrétaire d’État britannique au Commerce, affirmant qu’environ 700 000 personnes décèdent chaque année à cause du phénomène.

Au nom du Ministre, ont été félicités les services de la Direction du Commerce Intérieur, représentée par le directeur Ousmane MBAYE, notamment, les Services Régionaux et Départementaux du Commerce, la Division Consommation et Sécurité des Consommateurs, la Division Métrologie Légale et le Laboratoire National d’Analyses et de Contrôle (LANAC) pour leur engagement indéfectible à l’amélioration de l’état nutritionnel et de santé des populations et leur implication dans l’approvisionnement correct du marché sénégalais en denrées alimentaires de qualité”.

Le professeur Roughyatou KA de la Direction des Laboratoires a mis le doigt sur la plaie par une présentation sur la résistance aux antimicrobiens chez l’homme. Concernant la RAM en médecine humaine, le Pr KA a rapporté dans sa présentation des chiffres alarmants : "20% de cas de tuberculose résistante en 2014, 15% pour le traitement antirétroviral. La fréquence des bactéries multi-résistantes varie de 25 à 45% selon les données de la surveillance instaurée par la Direction des Laboratoires. Il s’agit principalement des bactéries suivantes : staphylocoques, entérobactéries, Pseudomonas aeruginosa (présents surtout à l’hôpital) , Acinetobacter et entérocoques"

Diagnostic également stupéfiant fait sur la résistance aux antimicrobiens chez les animaux, par le Dr Alpha DIALLO du Laboratoire National de d’ Élevage et de Recherche Vétérinaire (LNERV) : “27.000 tonnes d’antibiotiques consommés mondialement dont 60% pour les porcs , 15 à 20% pour les bovins , 15 à 20% pour les volailles et 1% pour les poisons.

Toutefois, des luttes quotidiennes sont menées par le biais de la Direction du Commerce Intérieur (DCI), notamment à travers la loi 66-48 et le décret 68-507. Également, des Déclaration à Importation de Produits Alimentaires (DIPA) sont délivrées après dépôt de statut, factures, échantillons pour analyse, certificat de non radioactivité, entre autres. Un travail est aussi fait avant délivrance des Autorisations de Fabrication (FRA) (étiquetage, visite des lieux”, selon Issa WADE Chef de la Division Consommation et Sécurité des Consommateurs (DCSC). Au total 12.864 DIPA ont été délivrées en 2016. “Plus de 4.000 analyses ont été réalisées en 2016” a révélé Bacary DIATTA, Chef du LANAC.

En somme, la progression mondiale de la RAM met en danger la médecine vétérinaire et humaine moderne. La FAO a pour objectif d’aider les États membres à élaborer et à mettre en œuvre des plans d’action nationaux multi-sectoriels pour combattre la RAM », a expliqué le Chargé de Programme de la FAO au Sénégal, Cheikh GUEYE. Car l’OMS a déjà adopté un Plan d’Action Mondial, déja en 2015 pour la prévention, l’investissement, la surveillance, la sensibilisation, la recherche”. D’ailleurs la FAO collabore avec l’ OMS et l’ OIM, dans ce sens.

Pour lutter contre la RAM présente dans la chaîne alimentaire, la disponibilité des données sur les pathogènes résistants d’origine alimentaire est primordiale. L’utilisation systématique de l’antibiogramme est encouragée dans tous les laboratoires alimentaires pour générer des données et permettre la surveillance et l’analyse des risques.

Il s’agit aussi de renforcer les compétences des techniciens des laboratoires d’analyses et de contrôles alimentaires dans la détection et l’identification des germes résistants aux antimicrobiens.

Le point focal de la RAM, Iyane SOW, également directeur des laboratoires, a demandé de « travailler en équipe à l’échelle nationale. Il faut aussi avoir des moyens adéquats pour la mise en œuvre d’un plan d’action national multi sectoriel de lutte contre la RAM ». Il a ensuite informé sur l’élaboration d’un plan d’action national multi-sectoriel pour la RAM en cours de finalisation et suggéré l’organisation d’une table ronde des bailleurs pour le financement de la RAM. 

 

 

 


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