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Ce thème a été
au menu de lAtelier organisé
par la CNUCED, le 27 février
2008, à Dakar, au profit des
PMA d'Afrique Centrale et de l'Ouest.
Les cadres de dix sept (17) pays dont
ceux de la CEDEAO, de lAngola,
de la République Centrafricaine,
de la République Démocratique
du Congo, de Haïti, de Sao Tomé
et Principe, du Tchad, y prendront
part. La CNUCED était représentée
par Habib OUANE le Directeur de la
Division pour l'Afrique, les pays
les moins avancés et les programmes
spéciaux.
Des politiques et pratiques en matière
de lutte contre la pauvreté
ont été développées,
afin déclairer et daméliorer
les décisions politiques, dans
lélaboration et lapplication
des stratégies nationales damélioration
des conditions de vie de nos populations.
Les pays africains ont enregistré
ces dernières années
une performance économique
relativement robuste, du fait principalement
de la hausse des prix des produits
de base, des effets positifs de la
stabilité macroéconomique
et des réformes, des flux substantiels
de financement extérieur et
de lallégement de la
dette.
Ainsi par rapport aux précédentes
décennies, où sa croissance
économique était soit
négative soit nulle, le continent
a enregistré en 2006 un taux
de croissance de 5,7 %, dépassant
ainsi le taux record de 5,3 % en 2005
et celui de 5,2 % en 2004. Par habitant,
lAfrique subsaharienne a obtenu
un taux de croissance de son produit
intérieur brut (PIB) de 3,4
% en 2005, soit le taux le plus élevé
depuis 1974.
Cette performance reste cependant
insuffisante pour permettre au continent
datteindre lun des objectifs
du Millénaire pour le développement
à savoir réduire de
moitié le niveau de la pauvreté
absolue dans les États Membres
dici à 2015.
Selon les dernières données
sur la pauvreté, lAfrique
subsaharienne est la seule région
en développement où
le nombre absolu de pauvres na
cessé de croître.
Entre 1998 et 2006, cinq pays dAfrique
seulement (Angola, Guinée équatoriale,
Mozambique, Soudan et Tchad) sont
parvenus aux taux de croissance de
7 à 8 % nécessaires
pour réduire de moitié
la pauvreté.
Ces taux de croissance sont tributaires
de quelques produits de base et leur
niveau moyen élevé masque
de fortes disparités de performance
au sein de la région.
Au plan commercial, la part de lAfrique
dans le commerce mondial est passée
de 12% dans les années 1980,
à moins de 2% actuellement.
Malgré des signes de reprise
de la croissance économique
fruit defforts et de réformes
douloureuses, lAfrique demeure
encore largement à lécart
du processus de la mondialisation.
Louverture de nos marchés
qui devait favoriser une meilleure
insertion de lAfrique dans le
commerce mondial a eu paradoxalement
pour effet de le marginaliser davantage
et de ne pas constituer un facteur
de progrès économique
et social dans plusieurs pays, à
cause essentiellement de la faiblesse
de leurs capacités productives.
Face à cette situation, la
Communauté internationale a
pris des initiatives telles que le
Cadre intégré puis le
cadre intégré renforcé
pour les PMA, laide pour le
commerce.
La CNUCED, pour sa part et à
la demande de ses États membres,
poursuit depuis plusieurs années
un travail de recherche économique
et d'analyse sur les défis
auxquels font face les Pays les moins
avancés (PMA) dans leurs efforts
de développement.
Ce travail, qui s'est récemment
concentré sur les questions
relatives à la réduction
de la pauvreté, a fait lobjet
des quatre dernières éditions
de son Rapport sur les Pays les moins
avancés.
En vue de partager et discuter le
contenu de ces rapports avec les cadres
des PMA, la CNUCED a entrepris dorganiser
une série d'ateliers sous-régionaux
sur les capacités productives,
la croissance économique et
la réduction de la pauvreté.
Doù le sens de latelier
de Dakar.
La manifestation poursuit quatre objectifs
:
- la présentation par la CNUCED
des principaux résultats dun
travail de recherche sur les capacités
productives et la réduction
de la pauvreté dans les PMA;
- lexamen des expériences
nationales à la lumière
des travaux de la CNUCED;
- lévaluation des stratégies
et politiques nationales de développement
sur la base de la conception des capacités
productives et de la réduction
de la pauvreté qui est développée
dans le Rapport sur les PMA;
-la facilitation de la poursuite du
dialogue entre les experts de la CNUCED
et ceux des PMA sur les principales
questions intéressant ces derniers.
Afin de réduire la pauvreté
de moitié à lhorizon
2015, le Sénégal a initié
depuis 2000 un processus participatif
qui la conduit à ladoption
dun premier document de stratégie
de réduction de la pauvreté,
fondée sur une croissance distributrice
et la satisfaction des besoins de
base des populations pauvres.
Ses
principaux objectifs se déclinent
en trois axes prioritaires:
- doubler le revenu par tête
dici 2015 dans le cadre dune
croissance forte, équilibrée
et mieux répartie ;
- généraliser laccès
aux services sociaux essentiels en
accélérant la mise en
place des infrastructures de base
pour renforcer le capital humain avant
2010 ;
- éradiquer toutes les formes
dexclusion au sein de la Nation
et instaurer légalité
des sexes en particulier dans les
niveaux denseignement primaire
et secondaire dici 2015.
Eligible au Programme du Cadre Intégré
dAssistance technique liée
au Commerce depuis 2001, le Sénégal
a pu obtenir un financement de plus
dun million de dollars US qui
lui ont notamment permis délaborer
des lignes daction dans les
secteurs du Commerce, de lAgriculture,
du Tourisme, des Textiles et vêtements,
de la Pêche et de lArtisanat.
Ces lignes dactions, qui portent
sur lamélioration de
lenvironnement et de la compétitivité
des PME ainsi que sur la promotion
des exportations, ont été
ensuite harmonieusement insérées
dans le DSRP en 2005.
Toujours dans le sillage de la mise
en uvre de la stratégie
de réduction de la pauvreté
et en vue de la réalisation
des Objectifs du Millénaire
pour le Développement (OMD),
le Sénégal sest
également doté dune
Stratégie de Croissance Accélérée
(SCA) basée sur cinq grappes
prioritaires à fort potentiel
de croissance et qui est actuellement
dans sa phase de parachèvement.
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